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Copyright 2012 Doyenné de Sablé

 

 

Doyenné de Sablé

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Les copies des actes originaux sont accessibles « en ligne » sur le site des Archives départementales de la Sarthe.

PRECIGNE

TRANSLATION DES RELIQUES DE SAINTS MENELÉ ET SAVINIEN LE 23/08/1712

Le vingtième troisième jour du mois d’Août 1712, Monseigneur l'Illustrissime et révérendissime évêque d'Angers, Messire Michel Poncet de la Rivière fit la translation solennelle des précieuses reliques de Saint-Menelé, Abbé de Menat, et de Saint Savinien, son compatriote et successeur assisté de plus de cinquante ecclésiastiques qui assisteront tous à la procession en chapes ou en dalmatique, de l'église Saint-Pierre à la chapelle du château de Bois Dauphin et de la dite chapelle en l'église Saint Pierre et à l'issue de ces cérémonies il fut dressé l'acte suivant dont la minute est conservée parmi les papiers de la dite cure de Saint Pierre. Michel par la miséricorde de Dieu et la grâce du Saint siège Apostolique évêque d'Angers, conseiller du Roy en tous ses conseils à tous présents et à venir savoir faisons qu'à la réquisition de Messire Philippe Symphorien Denyau prêtre curé de Saint Pierre de Précigné de notre diocèse en continuant le cours de nos visites nous nous serions transporté au dit Précigné pour visiter les reliques des Saints Menelé, Abbé de Menat et Saint Savinien son successeur en la dite abbaye, l’un et l’autre originaires du dit Précigné lesquelles reliques auraient été envoyées de la dite abbaye de Menat au sieur curé par les soins de Monsieur le Marquis de Torcy, ministre et secrétaire d’état, Seigneur Marquis de Sablé et Bois dauphin à la visite desquelles reliques procédons dans la maison presbytérale de la paroisse Saint-Pierre de Précigné, nous nous serions fait représenté la boite dans laquelle les dites reliques ont été apportées de l’abbaye de Menat, dans laquelle boite nous aurions trouvé le procès verbal de l’ouverture de la chasse où sont conservées les reliques des dits saints Menelé et Savinien, dans lequel procès verbal sont consignées en détail les parties des reliques qui ont été tirées de la chasse, les enveloppes dont elles ont été couvertes et les sceaux qui y ont été apposés, lesquels sceaux nous avons trouvé sains et entiers, conformes et entièrement semblables à ceux qui sont apposés au procès verbal dont copie est ci-jointe : et attendant que les reliquaires que le sieur curé a fait faire exprès à Paris ne sont pas encore arrivés. Nous avons pris quelques parties des dites reliques pour les mettre dans les sépultures des autels de la dite église Saint-Pierre de Précigné, de laquelle église nous devons demain faire la consécration. Nous aurions remis les dites reliques dans leurs enveloppes que nous aurions couvertes d’un papier auquel nous aurions apposé le sceau de nos armes et avons même lié ladite boite avec un ruban blanc que nous aurions aux deux bouts cacheté de cire noire et scellé du sceau de nos armes et aurions permis au sieur curé d’exposer lesdites reliques à la vénération des fidèles, et procédant à la translation solennelle desdites reliques nous aurions fait porté par le sieur curé la dite boite en la chapelle du château de Bois dauphin où nous nous serions rendu et là ai fait mettre les dites reliques sur un brancard décemment orné et porté par deux pretres, nous les aurions portées processionnellement dans la dite église de Saint Pierre de Précigné et les aurions déposé sur une crédence près le maître autel de ladite église du côté de l’évangile. Laquelle visite et translation a été faite par nous en présence de Messire Regnault le Gouvello, prêtre recteur …… trésorier de notre église cathédrale et notre vicaire général, Claude Héard de Boissimont, prêtre chanoine de notre église, des sieurs Pierre Hullin curé de Varennes, Paul Augustin Dufresne curé de Goulaine, Pierre Augustin du caveau de Villeneuve, curé de Soucelles, Jacques Le Royer, curé de Morannes, Jacques Viau, prêtre demeurant à La Flèche, Claude Charles …. Prieur curé de Pincé,Toussaint Delormes, curé de Grézillé, Louis Maussion, curé d’Armaillé, Jean-Baptiste Brichet, curé de Longué, Claude Leloy curé de la Chapelle d’Aligné, Vincent Montreuil prêtre de Bazouges, François Morin, prêtre de La Flèche, et Michel Davau prêtre demeurant à Angers, lesquels avec nous ont signé le présent procès verbal.

Donné au dit Précigné dans le cours de nos visites le vingt troisième jour d’août 1712.

Ont signé en la minute, Michel, évêque d’Angers, R. le Gouvello, C. Héard de Boissimont, Hullin, Pierre Augustin de Villeneuve du caveau, J. le Royer, curé de Morannes, J. Viau, prêtre, JB Brichet, Dufresne, curé de Goulaine, Souvestre, L. Maussion, curé d’Amaillé, M. Davau, Leloix, Delorme, curé de Grezillé, V. Montreuil, Morin, par Monseigneur Lucas et nous prêtre de la dite paroisse de Saint Pierre de Précigné, soussigné avec les autres le dit jour et an.

DENYAU, prêtre

 

 

 

PRECIGNE

PROCES VERBAL DE LA CONSECRATION DE L’EGLISE ET DES AUTELS LE 24/08/1712

Le vingt quatrième jour du mois d’Août 1712, fête de Saint Barthélémi, apôtre, jour de mercredi, Monseigneur l'illustrissime et révérendissime évêque d'Angers Messire Michel Poncet de la Rivière fit la consécration solennelle de l'église et des autels de la paroisse de Saint-Pierre de Précigné, à laquelle cérémonie assistèrent plus de quatre-vingt ecclésiastiques. La cérémonie commença dès la vigile, ainsi qu'il appert par le procès verbal dont copie est ci-dessous et elle fut une suite de la translation des reliques des glorieux St Menelé et St Savinien, cette première cérémonie se fit le mardi vingt troisième août. Tout le clergé fit quérir processionnellement Monseigneur l'Evêque au bas de l'escalier du presbytère de Saint-Pierre. Un ecclésiastique en dalmatique portait la croix et un autre aussi en dalmatique le texte, quatre autres pareillement en dalmatique portaient deux chandeliers et deux encensoirs et quatre aussi en dalmatiques portaient les quatre soutiens du dais. On le conduisit ainsi à la grande porte de l'église où le curé de l'église lui fit un compliment fort court et où l'on observa les cérémonies marquées dans le processionnel pour la réception des seigneurs évêques. Le curé vint en étole et les autres prêtres en surplis. Etant montés à l'autel et y ayant chanté les oraisons accoutumées, les chantres du chœur commencèrent l'asperge? Pendant lequel tous les prêtres prirent des chapes ou dalmatiques, outre les ci-dessus marqués pour les dalmatiques, il y en avait encore six autres, savoir deux pour porter les reliques qui furent Messieurs les curés de Morannes et de Soucelles, deux pour porter deux torches et deux pour les deux lanternes qui étaient autour des reliques. Après l'asperge on chanta la première strophe du Veni Creator à genoux, ensuite de quoi on alla processionnellement en continuant de chanter des hymnes, des psaumes. Etant entré dans la chapelle, Mgr l'évêque encensa les reliques qui lui furent présentées par le curé du lieu qui avait eu soin de les porter en cette chapelle, après quoi elles furent portées solennellement sur un brancard en l'église Saint-Pierre. A l'issue de la procession, M. Le Gouvello, Trésorier de l'église d'Angers, dit une messe basse de translation reliquianum ? À l'issue de la messe, Monseigneur l'évêque fit une prédication de cinq quarts d'heure sur le bonheur des Saints et le chemin qui y conduisait, la cérémonie du matin finit par là. L'après midi, sa Grandeur donna la confirmation aux personnes des paroisses de Précigné, du Pé, de Pincé, de Varennes et de Courtillers dans l'abbaye du Perré neuf où elle avait diné avec plusieurs ecclésiastiques qui jeunaient ce jour à cause de la consécration de l'église. Ce jour sur les sept heures on ota le Très Saint Sacrement de l'église et on le mit sur un autel dans une petite chapelle que l'on avait préparé sous la galerie de l'église, après quoi l'on chanta dans cette petite chapelle les matines des Saints Confesseurs, où Messire l'Abbé de Boissimon, chanoine de l'église d'Angers officia. On dit des messes basses en cette petite chapelle une partie de la nuit et de la matinée, on commença les messes à deux heures du matin et il se trouva devant le Très Saint Sacrement quelques ecclésiastiques et beaucoup de peuple, plusieurs personnes y communièrent. Le mercredi matin Monseigneur l'évêque commença la cérémonie de la consécration à six heures ainsi qu'elle est marquée dans le pontificat, elle fut finie à onze heures et aussitôt Messire Le Gouvello commença la grande messe qui fut chantée fort solennellement et qui finit environ sur le midi. Sur les trois heures après midi on chanta les vêpres solennelles de la dédicace et elles furent suivies d'une belle prédication que fit M. le curé de Goulaine. On fit en l'église de Saint Pierre pendant huit jours les octaves solennelles de ces deux augustes cérémonies. Il y eut tous les jours grande messe, vepres chantées, le salut sur le soir et la bénédiction du Saint Ciboire avec des prédications au matin. M. le curé de Morannes finit l'octave de la dédicace par un beau sermon de la Sainteté des églises. Le seigneur évêque partit de Précigné le Jeudi matin 24 août pour se rendre à Durtal et y continuer ses visites. On dressa le procès verbal de la consécration de l’église ainsi qu’il suit. On avait eu soin dès la vigile au soir de renfermer dans de petits sépulcres d’étain fin des reliques des glorieux Saint Menélé et Saint Savinien posés sur un petit coussin de soie avec trois grains d’encens et un petit procès verbal ainsi qu’il est marqué dans le pontificat. Dans chaque procès verbal est marqué le nom ou les noms  des Saints auquel l’autel est dédié. Le maître autel est dédié sous l’invocation de Saint-Pierre, celui qui est à sa droite sous l’invocation de la Très Sainte Vierge et de Saint Etienne, premier martyr, celui qui est à sa gauche à l’invocation des Saints Martin, Sébastien et Symphorien et celui qui est dans la chapelle du Seigneur sous l’invocation des Saints Menelé et Savinien.

Michel, par la miséricorde de Dieu et la grâce du Saint siège apostolique évêque d’Angers, conseiller du Roy en tous ses conseils à tous présents et à venir, Salut, savoir faisons qu’après avoir fait la visite et translation des reliques de St Menelé et St Savinien, Abbés, ainsi qu’il appert par l’acte du jour d’hier, nous aurions commencé à la réquisition de Messire Philippe, Symphorien Denyau, curé de Saint-Pierre de Précigné de notre diocèse de procéder à la consécration de l’église de la paroisse, laquelle église a été ornée et décorée fort proprement depuis quelques années par les soins du Messire curé et premièrement nous aurions le jour d’hier avec le clergé et le peuple de cette dite paroisse obtenu un jeûne que nous aurions à cet effet fait indiqué dès le dimanche précédent, et aujourd’hui en présence et assisté de curés, vicaires et autres ecclesiastiques au nombre de plus de soixante, dont plusieurs avaient chanté solennellement la veille les vigiles devant les reliques desdits saints Menelé et Savinien, nous aurions sur les six heures du matin commencé la cérémonie de la consécration ainsi qu’elles sont présentes dans le pontificat, à la fin desquelles nous aurions fait déclarer au peuple que nous accordions à ceux qui auraient assisté aux dites cérémonies, un an d’indulgences et quarante jours à ceux qui visiteraient la dite église le jour de l’anniversaire de la dédicace, lequel se célébrera chaque année le dimanche de l’octave de l’Assomption de la Sainte Vierge. Dont et tout ce que dessus nous avons fait dresser le présent procès verbal pour tenir et valoir ce que de raison. Donné au dit Précigné dans le cours de nos visites le vingt quatrième jour d’août mil sept cent douze.

Signé : Michel, eveque d’Angers et plus bas par Monseigneur Lucas, nota que le jour de la consécration il fut faite dans la paroisse jusqu’à midi indiqué le dimanche précédent au prône.

Le présent mémoire acté, fait et écrit par nous curé soussigné le dit jour et an

Denyau, prêtre

 

Le vingt sixième septembre mil sept cent douze, nous Philippe Simphorien Denyau, pretre curé de Saint-Pierre de Précigné, portâmes à Angers la boîte où étaient renfermées les précieuses reliques des glorieux St Menélé et St Savinien, abbés de Menat, lesquelles reliques, Monseigneur l'évêque d'Angers avait reconnues dans la visite faite à Précigné le vingt sixième du mois d'août dernier et de laquelle boite il fit l'ouverture pour la seconde fois le jour vingt sixième septembre dans son palais épiscopal, suivant le procès verbal dont copie est ci-dessous, par lequel procès verbal il nous donna la commission de mettre les reliques des deux saints abbés dans les chasses qu'on nous avait envoyées pour cet effet de Paris, de laquelle cérémonie nous dressâmes le procès verbal dont copie est aussi ci-jointe. Il y avait dans la boite où était renfermées les dites reliques le procès verbal fait à l'abbaye de Menat pour servir d'authentique, duquel procès verbal nous insérons ici une copie conforme à l'original qui est resté entre nos mains lequel ainsi que tous les autres originaux des procès verbaux faits en conséquence de la translation des dites saintes reliques nous avons mis et renfermé dans la boite dans laquelle ont été apportées les dites reliques de Menat, pour les dits originaux être soigneusement gardés et conservés.

 

PRECIGNE

PROCES VERBAL DE L’ABBAYE DE MENAT

Aujourd’hui, vingt sixième jour du mois de Juillet mil sept cent onze, à l'issue des vêpres, Nous Dom François Pouget prêtre religieux .. De l'ordre de Cluny, prieur et seigneur de Saint Germain des Fossés, vicaire général, supérieur majeur et visiteur de la province d'Auvergne et de tous les monastères de religieuses du dit ordre étant dans l'abbaye de St Menelé de Menat au diocèse de Clermont de notre dit ordre de Cluny, nous avons été exposé par Messire Jean-François d'Harcourt, prêtre seigneur, abbé commandataire de la dite abbaye et par Messieurs les prieurs, claustrats, officier et religieux de la dite abbaye que Monseigneur le Marquis de Torcy, ministre et secrétaire d'état leur avait écrit pour les prier de lui accorder une portion des reliques de Saint Menélé, premier abbé et fondateur de leur abbaye, pour les mettre en vénération et augmenter la dévotion des fidèles dans l'église paroissiale de Précigné en Anjou qui est une des dépendances du Marquisat de Sablé, dans lequel lieu de Précigné, Saint Menélé avait pris sa naissance et que désirant contribuer autant qu'il est en eux  à augmenter le culte et la vénération qui est due à la sainteté de la vie et aux miracles de leurs pieux fondateurs et donner des marques à Monseigneur le Marquis de Torcy combien ils sont sensibles à sa prière. Ils nous ont requis de vouloir nous transporter dans la chapelle de leur église ou reposent les reliques de Saint Menélé, d'en faire l'ouverture et de les tirer nous-mêmes de la châsse où reposent les reliques et celles de Saint Savignan son compagnon et successeur dans la dite abbaye et d'en dresser notre procès verbal pour servir d'authentique de la relique. A laquelle réquisition, nous vicaire général susdit .. Nous nous serions transporté après nous être revétu d'aube et étole dans la chapelle accompagné dudit seigneur abbé, desdits sieurs prieurs et religieux, de Monsieur de Laval, sieur de Maratet et de la creme, conseiller du Roy, subdélégué de Monseigneur l'intendant d'Auvergne, maire perpétuel de la ville de Montaigu, ministre des eaux et forets dudit lieu et châtelain de Menat, de Maître Blaise Chanselmede .. procureur fiscal de ladite abbaye, de Maître Antoine Bichard, greffier de ladite abbaye et de plusieurs habitants dudit lieu, où étant arrivés nous aurions fait notre prière et après avoir fait descendre ladite châsse qui a environ deux pieds et demi de long sur deux pieds de haut, faite en forme d'église, ladite châsse couverte de toutes parts de lames de cuivre jaune où sont plusieurs figures en relief et entre les dites lames de cuivre jaune, il y a d'autres lames d'argent avec des figures de fleurs en relief, et après avoir examiné la dite châsse et l'avoir trouvée en bon état, Dom Antoine Bernard, religieux sacristain de ladite abbaye nous aurait remis la clef de la dite châsse avec laquelle nous en aurions fait l'ouverture, dans laquelle nous aurions trouvé un authentique en parchemin contenant le procès verbal de la visite de ladite relique fait en mil six cents soixante et dix et nous aurions trouvé lesdites reliques au même état que dans l'authentique et dans un tiroir de bois peint en rouge avec des fleurs de lys blanches, nous aurions trouvé une grande feuille de parchemin sur laquelle il est écrit sacra sancti Menelai reliquiae cousu et ayant fait l'ouverture dudit parchemin et décousu le fil nous aurions trouvé ledit parchemin rempli de plusieurs ossements d'où nous aurions tiré deux ossements dont l'un est de cinq pouces de hauteur que Maître Gaspard, prime chirurgien juré du bourg de Menat auquel nous l'avons exhibé, nous a dit être un ossement de la cuisse et un ossement de deux pouces de longueur que ledit chirurgien nous a dit être aussi de la cuisse, lequel ossement nous avons proprement plié dans un morceau de taffetas blanc que nous avons lié avec un ruban de la même couleur auquel nous avons mis trois cachets semblables à ceux que nous avons fait apposer aux présentes pour ladite relique être envoyée par nous au nom du Seigneur Abbé, desdits sieurs prieur et religieux à Monseigneur le Marquis de Torcy pour être remise par lui dans ladite église paroissiale de Précigné, au diocèce d'Angers, ensuite de quoi nous aurions mis dans un sac de taffetas blanc le surplus des sacrées reliques de Saint Menelé avec le parchemin qui les enveloppait, lequel sac nous aurions lié du même ruban blanc que la relique que nous envoyons à Monseigneur le Marquis de Torcy, ledit ruban cacheté des dits trois cachets mentionnés ci-dessus. Au dessus nous avons mis un écriteau où sont ces paroles : Sacra Sancti Menelai Religiae et nous aurions ensuite remis le tout dans la boite d'où nous l'aurions tiré, laquelle nous aurions remis dans la châsse. Ensuite de quoi nous aurions fait l'ouverture du parchemin qui renferme les reliques de Saint Savignan, compagnon et successeur de Saint Menélé et son compatriote d'où nous avons tiré un os du bras de neuf pouces de long, l'os de l'hanche et deux dents que nous avons tirées de la mâchoire intérieure, où il y en avait dix et où il n'y en reste plus que huit, lesquelles reliques nous avons enfermé dans un taffetas cousu en forme de sac, que nous avons ensuite lié avec un ruban blanc au . duquel nous avons mis trois cachets comme il a été ci-dessus expliqué, pour être lesdites reliques pareillement envoyées à Monseigneur le Marquis de Torcy, pour être pareillement transférées en ladite église paroissiale de Précigné. Après quoi nous aurions remis le surplus du corps au même état que nous l'aurions trouvé enveloppé en deux feuilles de parchemin que nous aurions recouverte et lié avec un semblable ruban auquel nous aurions mis les cachets mentionnés ci-dessus et remis le tout dans ladite châsse que nous aurions ensuite fermée à clef, remis les clefs audit Dom sacristain, fait remettre ladite châsse en sa place ordinaire. Dont et de tout le contenu ci-dessus nous aurions dressé le présent procès verbal, dont nous aurions fait deux originaux, l'un pour être remis dans ladite châsse et l'autre être par nous envoyé à Monseigneur le Marquis de Torcy et avons signé aux deux originaux, avec le seigneur Abbé, lesdits sieurs prieur et religieux et les témoins ci-dessus nommés et avons apposé les dits trois cachets qui sont celui posé au milieu, celui de nos armes, celui du coté droit, celui du seigneur Abbé et celui du coté gauche, le cachet de la communauté de ladite abbaye où est gravée la figure de St Menélé et avons signé avec notre secrétaire : ont signé dans l'original, d'Harcourt, abbé de Menat, P. de Thianges prieur et aumônier de Menat, de Mathurin de Fontenay chambrier, Bernard sacristain généralier, de Marcelange ......... Animalier de Menat, .. Hospitalier; Marcellange Manson, prieur de Chantenay, Delaval, Chansemelde, Richard, ... Curé de Menat, Rouget, prieur de Saint-Germain, vicaire général et plus bas par Mondit sieur Brinelle

Michel, par la miséricorde de Dieu et la grâce du Saint siège apostolique évêque d’Angers, conseiller du Roy en tous ses conseils à tous présents et à venir, Salut, savoir faisons qu’après avoir fait la visite et translation des reliques de St Menelé et St Savinien, Abbés, ainsi qu’il appert par l’acte du jour d’hier, nous aurions commencé à la réquisition de Messire Philippe, Symphorien Denyau, curé de Saint-Pierre de Précigné de notre diocèse de procéder à la consécration de l’église de la paroisse, laquelle église a été ornée et décorée fort proprement depuis quelques années par les soins du Messire curé et premièrement nous aurions le jour d’hier avec le clergé et le peuple de cette dite paroisse obtenu un jeûne que nous aurions à cet effet fait indiqué dès le dimanche précédent, et aujourd’hui en présence et assisté de curés, vicaires et autres ecclesiastiques au nombre de plus de soixante, dont plusieurs avaient chanté solennellement la veille les vigiles devant les reliques desdits saints Menelé et Savinien, nous aurions sur les six heures du matin commencé la cérémonie de la consécration ainsi qu’elles sont présentes dans le pontificat, à la fin desquelles nous aurions fait déclarer au peuple que nous accordions à ceux qui auraient assisté aux dites cérémonies, un an d’indulgences et quarante jours à ceux qui visiteraient la dite église le jour de l’anniversaire de la dédicace, lequel se célébrera chaque année le dimanche de l’octave de l’Assomption de la Sainte Vierge. Dont et tout ce que dessus nous avons fait dresser le présent procès verbal pour tenir et valoir ce que de raison. Donné au dit Précigné dans le cours de nos visites le vingt quatrième jour d’août mil sept cent douze.

Signé : Michel, eveque d’Angers et plus bas par Monseigneur Lucas, nota que le jour de la consécration il fut faite dans la paroisse jusqu’à midi indiqué le dimanche précédent au prône.

Le présent mémoire acté, fait et écrit par nous curé soussigné le dit jour et an

Denyau, prêtre

 

Le vingt sixième septembre mil sept cent douze, nous Philippe Simphorien Denyau, pretre curé de Saint-Pierre de Précigné, portâmes à Angers la boîte où étaient renfermées les précieuses reliques des glorieux St Menélé et St Savinien, abbés de Menat, lesquelles reliques, Monseigneur l'évêque d'Angers avait reconnues dans la visite faite à Précigné le vingt sixième du mois d'août dernier et de laquelle boite il fit l'ouverture pour la seconde fois le jour vingt sixième septembre dans son palais épiscopal, suivant le procès verbal dont copie est ci-dessous, par lequel procès verbal il nous donna la commission de mettre les reliques des deux saints abbés dans les chasses qu'on nous avait envoyées pour cet effet de Paris, de laquelle cérémonie nous dressâmes le procès verbal dont copie est aussi ci-jointe. Il y avait dans la boite où était renfermées les dites reliques le procès verbal fait à l'abbaye de Menat pour servir d'authentique, duquel procès verbal nous insérons ici une copie conforme à l'original qui est resté entre nos mains lequel ainsi que tous les autres originaux des procès verbaux faits en conséquence de la translation des dites saintes reliques nous avons mis et renfermé dans la boite dans laquelle ont été apportées les dites reliques de Menat, pour les dits originaux être soigneusement gardés et conservés.

 

LOUAILLES

PROCESSION CONTRE LA SECHERESSE

Le jeudi 17e jour de mai 1742, octave de La Pentecôte, la sécheresse étant extraordinaire, universelle et très préjudiciable aux biens de la terre que l'on regardait dès lors comme hors d'état de pouvoir parvenir à une parfaite maturité, après des prières publiques, faites dans tous les paroisses des environs, et même une procession solennelle faite d'ici (Saint Germain du Val) à Ligron par Clermont et le Château Sénéchal, avec grand nombre de nos paroissiens; et la sécheresse continuant, on indiqua le jour de Pentecôte une procession solennelle pour le jeudi suivant, à la chapelle très renommée de Notre Dame du Chesne, située dans les landes de Vion . L’assemblée de nos paroissiens fut indiquée dans l’église de Louailles; elle s’en trouva remplie dès avant quatre heures du matin; les personnes les plus âgées tant hommes que femmes, des enfants fort jeunes de l’un et de l’autre sexe y assistaient avec grand zèle et dévotion. Après le son des cloches de Louailles et les prières préliminaires, on partit en bel ordre de ladite église, croix et bannières qu'on avait portées d'ici étant levées; on chanta tout le chemin, jusqu'à ladite chapelle, les psaumes de la pénitence. Y étant arrivés, nous y trouvâmes six ou sept paroisses déjà rendues ou prêtes à y arriver; nous y chantâmes la messe solennellement, et, selon notre pieuse intention, après la messe, nous repartîmes sans nous arrêter, et nous retournâmes à Louailles dans le même ordre, en chantant les litanies et hymnes à la Très Sainte Vierges, étant arrivés dans l'église et les prières finies, on déjeuna, et chacun se rendit chez soi sans se sentir fatigué, tant la dévotion était ardente, et la nuit et le jour suivant le ciel nous donna de la pluie suffisamment.

 

NOTRE DAME DU PE

manque

Paroisse de

PRECIGNE