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Copyright 2012 Doyenné de Sablé

 

 

Doyenné de Sablé

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Paroisses

 

BRULON

 

CHANTENAY VILLEDIEU

 

LOUE

 

NOYEN SUR SARTHE

 

PARCE SUR SARTHE

 

PRECIGNE

 

SABLE SUR SARTHE

 

SAINT DENIS D’ORQUES

 

SOLESMES

 

VALLON SUR GEE

 

VION

 

 

 

 

Les copies des actes originaux sont accessibles « en ligne » sur le site des Archives départementales de la Sarthe.

AMNE EN CHAMPAGNE

TRANSLATION DE RELIQUES LE 30/06/1686

Le dimanche quatrième après la Pentecôte, trentième de juin 1686, se fit la cérémonie de la translation des reliques des martyrs Boniface, Donat et Félicissime, qui furent apportées processionnellement de la chapelle du prieuré de Vivoin? en laquelle elles étaient en dépôt dans cette église d’Amné pour y être exposées  à perpétuité à la vénération des fidèles, et par le procès verbal de la vérification des reliques, il est porté que l'on fera au pareil jour office double de première classe. Les dites reliques ont été données par Monsieur de Louvetière, conseiller du Roy et son grand conseil à la prière et par les soins du vénérable et discret noble Jacques de Bellanger, prêtre, curé dudit Amné, qui fit faire la châsse en laquelle elles ..et la cérémonie de la dite translation dura 8 jours pendant lesquels il y eut grand concours du peuple, et des processions des paroisses voisines et le salut et l'exposition du ... s'achevèrent à six heures du soir. En foi de quoi plusieurs personnes de mérite et de considération ont signé le présent ayant été témoins

Signé: Gilles, curé de Saint Benoît du Mans, Bellenger, curé d’Amné, ? Vicaire d’Amné

AUVERS SOUS MONTFAUCON

LE 21/02/1694, JEAN MORIN ARRIVE AU PRIEURE

Le 21 février 1674, Frère Jean Motin, chanoine régulier de l'Ordre de Saint Augustin, docteur en théologie, a pris possession du prieuré d’Auvers sous Monfaucon du même ordre de Saint Augustin et publié la ………..  de possession du dimanche 25 du susdit mois et an, au prône de la grande messe paroissiale en foi de quoi j’ai signé les présentes

CHASSILLE

SEPULTURE DU CURE LE 17/06/1676

Le 17 juin 1676 a été ensépulturé le corps de vénérable et discret Frère Jacques de Mondière, prêtre, prieur de céans, doyen de Vallon, décédé du jour précédent, sur les quatre à cinq heures du soir, vivant homme de singulière piété, docteur de Sorbonne, d’une vie exemplaire, vrai prédicateur, père des pauvres, qui donnait la paix par son conseil et tenait une union en cette paroisse, et une de notre admirable est inhumé en l’église de céans en la chapelle des prieurs en grande solennité, par vénérable et discret Frère Pierre Motin, prieur curé d’Auvers sous Montfaucon, Jean François Mahesaut, prêtre, son vicaire soussigné, en présence d’un grand nombre d’écclésiastiques

EPINEU LE CHEVREUIL

BENEDICTION DE DEUX CLOCHES LE 13/07/1730

J’ai, curé d’Epineu le Chevreuil soussigné certifie avoir fait la bénédiction de deux cloches de la paroisse le treizième jour de juillet 1730. Parrain, haut et puissant seigneur Messire Louis du Bouchet, Chevalier et Marquis de Sourches, seigneur Duquesnel auboy, rucamp,

Malvoisine et Roussellay, maitre de camp de cavalerie, ….. des chevaux légers de la garde ordinaire du Roy…………………………..

Marraine, haute et puissante dame Charlotte antoine de Gontault de Biron, épouse du dit seigneur, Marquis de Sourches

Le seigneur d’Epineu, haut et puissant Seigneur Messire Louis de Sourches, chevalier seigneur de Sourches, comte de Montsoreau?, Matquis de ce lieu, du Bellay, de …… de la roche Couasnon et autres lieux, lieutenant général des armées du Roy, conseiller d’état ………………….………………………………

Et dame Marie Lecomte, épouse du sieur Claude Hubert, l’un de leurs fermiers généraux demeurant …………………………. à La Flèche, la Dame du Sieur Hubert au bourg du dit Chemiré en Charnie qui se sont avec nous et les témoins ci après soussignés

LOUE

1770 : L’ANNEE A ETE BIEN DIFFICILE

Remarques faites à la fin du registre de l’année 1770, par M Launay, vicaire de Loué.

 

Cette année est une des plus rigoureuses dont on ait entendu parler depuis longtemps. La misère est montée à son comble par la disette et par la cherté du blé, suite nécessaire de la mauvaise récolte de 1769 dont nous avons parlé dans nos remarques de l’année dernière. C’eût été le spectacle le plus affreux que la famine de cette année, si les blés étrangers consistant particulièrement en petits seigles et orges n’avaient pas abondé sur nos côtes presque de tous côtés; presque tout le monde s’en est mis marchand. C’était surtout de Sablé qu’il en venait une quantité prodigieuse toutes les semaines, l’on vendait de ce blé jusqu’à six et sept cents boisseaux tous les mardi, sans compter le blé du pays; si bien que l’on a vendu jusqu’à 14 à 15 cents boisseaux par mardi. Il est constant que sans le secours de ces blé étrangers, ceux du pays n’auraient pas été suffisants pour nourrir seulement la moitié du monde. L’on voyait communément tous les mardis deux cents chevaux venus du côté d’Evron, de Mayenne et de Laval, pour emporter les grains, sans compter ceux qui venaient d’ailleurs ou pendant les autres jours de la semaine de sorte que le blé quoique cher n’a point manqué, il s’en est ordinairement trouvé autant qu’il fallait. Quelqu’abondant qu’ait été pour tout ce pays le secours des blés étrangers, le prix en a toujours été extrème, il a même toujours augmenté depuis la récolte de 1769, jusqu’à celle de 1770. Le froment a valu communément  depuis 9 francs jusqu’à 10.  Le méteil presqu’au même prix à 5 ou 6 sols de différence . Le seigle de ce pays ici a été vendu depuis huit jusqu’à neuf livres. Le seigle de pays étranger a valu depuis sept livres jusqu’à 8. L’orge de ce pays a été vendue depuis 6 jusqu’à sept francs. L’orge étranger a été vendue communément 15 ou 20 sols… . Le carabin a valu jusqu’au-delà de 100 sols. Et l’avoine plus de 4 livres, tout cela s’entend du boisseau de Loué qui pèse soixante quatorze ou quinze livres en bon froment. Il n’est question jusqu’isi que du prix des blés qui ont été vendus pendant le courant de l’année jusqu’aux approches de la récolte de 1770 car alors au lieu de diminuer comme l’on avait tout lieu de l’attendre vue la belle préparation que l’on voyait de tous cotés, cependant le blé n’a point été à un si haut prix que pendant tout le mois de juillet où le froment alla jusqu’à onze livres et aussi les autres blés par proportion. Ce n’est pas tout. Le mardi 31 et dernier jour de juillet le froment a été vendu plus de 14 livres le boisseau. L’on peut juger par là de la cherté des autres blés; c’était la dernière désolation sous les halles. La plupart de ceux qui avaient alors besoin de blé étaient ……. Qui en avaient prèt à cueillir. Et qui les larmes aux yeux sortaient du marché pour aller couper leur blé mal sec et achevaient de le mettre en état de leur servir en mettant leurs javelles? au four.  La récolte a beaucoup plus retardé cette année qu’elle n’a coutume de faire, la cause en est que le printemps et la plus grande partie de l’été ont été froids et que les pluies sont venue pendant cinq ou six semaines avant la récolte. La disette dont nous venons de parler n’a pas manquer de produire une foule innombrable de pauvres de toutes paroisses;l’on en voyait souvent aux portes plus d’un cent par jour, sortis de toutes les paroisses voisines, l’on en a compté plus de 50 paroisses. Mais de tous ceux là il n’en était point qui fissent aussi grande pitié que ceux de Blandouet, de Saint Jean sur Erve, et de Chamme. On les connaissait à leur figure pâle, jaune et décharnée, marchand languissamment accablés de faiblesse, réduits quelquefois à ne pouvoir manger pour avoir souffert trop longtemps des rigueurs de la faim; quelque uns mêmes, succombant sous le poids de leur misère, transis de froid et à jeun au soir fort tard, n’entraient pas dans les maisons charitables que pour y donner le douloureux spectacle d’un évanouissement subit, accompagné de nausées et de maux de cœur, qui leur faisaient vomir des choux ou du marc bouilli dont ils s’étaient nourris …. Longtemps auparavant que de se déterminer à laisser leurs maisons et leurs enfants à l’abandon. Plusieurs aussi nous ont apporté du pain de gland et de racines de fougères, ce qui formait un pain noir et gluant presque comme de la suie de cheminée. Tandis que toutes les paroisses du voisinage procuraient à nos portes continuellement un grand nombre de pauvres, ceux de cette paroisse vivaient chez eux tranquilles du fruit de leurs travail, secourus au reste suffisamment pour n’avoir pas besoin d’aller mendier leur vie. Voyez à cet égard la remarque que nous avions mise à la fin des registres de l’an passé. Chaque pauvre ayant un ou plusieurs riches attribués chez qui il allait chercher …. de chaque mois.ce moyen on pouvait dire de tous les habitants de Loué ce que dit Luc aux actes des Apôtres (chapitre 4 versets 34 et 35?) en parlant des premiers chrétiens qui partageaient leurs biens avec les pauvres faisaient que personne ne paraissait avoir besoin. (texte en latin…) Telle est la louange que méritent les habitants de cette paroisse, aucun riche ne s’est désintéressé et n’a été réfractaire à donner à son pauvre ce dont il était convenu avec M le curé qui accompagné du syndic? était allé dans toutes les maisons afin d’y discuter en détail les facultés de chacun. Bien plus, au lieu de ne pas s’acquitter de sa dette volontaire, tous ont volontiers prolongé leur rente deux mois plus qu’il était convenu et le blé de charité que fournit le prieuré tous les ans dans la semaine sainte n’a point interrompu la chaine de charité de chaque mois. Elle a seulement fait les bienfaits de celle donnée sur les pauvres honteux. On a cru devoir prendre ce parti d’assister les pauvres :

  1. pour que chacun d’eux restant à la maison et y travaillant ne devint point fainéant
  2. C’est que le temps qu’ils y perdraient à aller chercher survie ne suffirait peut être pas encore à les ………...
  3. C’est qu’ils ne sont point exposés aux injures de l’air, aux ……. et aux mauvais chemins.
  4. C’est qu’ils élèvent leurs enfants avec du soin et les disposent de bonne heure au travail

Si la récolte de blé a été abondante cette année, celle du raisin a été au contraire très stérile, il n’en a été cueilli  dans aucune de nos provinces voisines, ce qui a rendu le vin étonnamment cher. Surtout le vin vieux qui vaut communément 100 …. la ….. et qui serait encore bien plus cher si ce n’est que tout le monde même les plus riches maisons se sont réduites au cidre. Il est à craindre que l’année 1771 ne soit encore une fois stérile en particulier tombe depuis la Toussaint presque tous les jours de l’eau et plusieurs fermiers n’ont pu ensemencer, heureux si le printemps prochain liberté de semer les orges et blés de Mars. Les gazettes rapportent quantités d’inondations terribles et la destruction de grand nombre de ponts sur la Loire et dans le Poitou dans le courant du mois de décembre 1770

 

Signé : Launay, vicaire

 

SAINT CHRISTOPHE EN CHAMPAGNE

BENEDICTION DU NOUVEAU CIMETIERE EN 1787

L’an mil sept cent quatre vingt sept, le quatrième jour de novembre à l'issue des vêpres, en conséquence de l'ordonnance de Monseigneur l'illustrissime et révérendissime évêque du Mans a été faite par nous curé soussigné la bénédiction du cimetière situé au bas de la Coisnerie pour y faire désormais les sépultures. L'ancien situé autour de l'église étant interdit conformément à la déclaration du Roi. Le même jour et au même instant fut aussi faite la bénédiction de la grande croix. Etaient présents la plus considérable partie des habitants

Signé : Rouillard et Dezallay

Paroisse de

LOUE